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  •   Le e-commerce versus La grande distribution

 

        Au vu de l'évolution constatée et de la croissance rapide du e-commerce face à la distribution classique, le premier ne va-t-il pas, à terme, « écraser » la seconde ? En tirer une conclusion serait trop rapide…

En effet, l'avenir n'est certainement pas dans l'opposition mais dans la synergie de ces deux canaux. C'est d'ailleurs déjà le cas, démontré par une étude FEVAD/Médiamétrie en 2006 :

- 47 % des internautes ont consulté un site Web avant d'allerréaliser leur achat en magasin ;

-A l'inverse, 22 % des internautes sont allés en magasin, avant de concrétiser leur achat en ligne.

 

              Ainsi, certains préfèrent prendre leurs informations tranquillement en ligne et y faire leur choix hors de la pression d'un vendeur, avant d'aller l'acheter dans le circuit classique. À l'opposé, d'autres  vont aller voir les articles en magasin, pour les prendre en main, les regarder… et vont ensuite acheter au meilleur prix sur Internet le produit choisi.

Au lieu d’être disjoints, ces deux canaux de distributions peuvent s’avérer complémentaires.

 

 

  • Du Web vers la distribution ?

 

 

Le Web peut être un réel soutien à un réseau de boutiques. Le site Web d'une enseigne ou d'une chaîne de magasins peut, par exemple, mettre en place des animations ou des jeux concours en ligne et créer ainsi une base de contacts qualifiés qui pourra être exploitée via des mailings (Les mailings sont des envois de courrier ou e-mail dans le but de promouvoir la vente de biens.). On invitera ensuite chaque destinataire à se rendre dans la boutique la plus proche pour bénéficier d'offres spéciales. C’est pourquoi les mailings sont envoyés à des contacts ciblés géographiquement. Le Web est ainsi générateur de trafic en magasins.

Certains ont d'ailleurs très vite compris l'intérêt du mix « boutique/e-boutique ». A titre d'exemple, le site High Tech Pixmania a ouvert plusieurs boutiques dans Paris permettant d'aller retirer ses achats en magasin après les avoir réservés en ligne 24 heures avant. On augmente ainsi la satisfaction des internautes pressés de disposer de leur commande... et celle des derniers ‘‘frileux du paiement en ligne’’ qui n'auraient pas commandé sans cette possibilité.

D'autres, comme lafraise.com (site éditeur de t-shirts imprimés], société uniquement Web à l'origine, prévoit l'ouverture d'une boutique à Paris.

 

 

  •        De la distribution vers le Web ?

 

 

       Les boutiques peuvent également être de gros pourvoyeurs d'avantages pour le site Web d'une entreprise.

Un bel exemple de synergie multicanal : la chaîne de parfumeries Séphora affiche sur tous ses sacs en papier l'adresse de son site Web. En indiquant : « Votre boutique Séphora ouverte 24 h/24 ». Le titrage de ces supports indique la visibilité que la marque offre à son site, en le présentant comme la boutique toujours ouverte lorsque les autres ne le sont pas.

C'est en amenant leurs clients sur l'Internet, via la publicité sur le lieu de vente (PLV) en magasin ou les adresses Web imprimées sur les sacs et les catalogues, que les enseignes génèrent une audience importante sur leur site. Cet apport de trafic peut même être accentué en organisant des concours en ligne annoncés en magasin, ou en mettant en avant des « offres exclusives Web ».

Et si un site acquiert alors une audience importante, celle-ci devient monétisable. Se targuer de plusieurs dizaines ou centaines de milliers de visiteurs mensuels permet de valoriser ses espaces publicitaires ou sa base de contacts, et d'autant plus que la cible du site est finement qualifiée. Pour les sites qui ne souhaitent pas faire figurer sur leur page des publicités pour d'autres acteurs, l'audience acquise permet de s'imposer comme un apporteur de trafic important lors de négociations de partenariats avec d'autres sites.