Quelle adaptation ?

 

Le e-commerce représente une grande part du volume d’affaire et donc il exerce un impact sur la distribution classique. Face à ce constat, comment les enseignes physiques peuvent-elles réagir ?

Certaines vont opter pour le renforcement d’un « plus » que peut offrir une boutique physique, pour marquer la différence avec le Web et retenir sa clientèle : le service, le contact «  réel » . Grâce à la présence d'un vendeur à votre écoute, ou la fidélisation au magasin par diverses stratégies (cartes de fidélité, offres spéciales..). Ainsi, une grande enseigne de la distribution de produits informatiques et high tech a mis en place un site Web, principalement institutionnel, indiquant clairement : « Nous ne vendons pas en ligne », et argumentait : « Chez nous, vous pouvez essayer, comparer sur place puis emporter immédiatement... Et si vous avez un problème au déballage, vous avez quinze jours pour l'échanger. Comment faites-vous sur l'Internet ? ».


       À l'inverse, d'autres enseignes ont choisi le Web. C'est le cas, par exemple, de la Fnac, qui a lancé très tôt sa boutique en ligne sur fnac.com. Ainsi, en 2005, fnac.com était devenu le cinquième plus gros magasin de l'enseigne derrière les quatre grandes boutiques parisiennes, avec 189 millions d'euros de chiffre d'affaires.

 Même les grandes surfaces généralistes ont pris le train du Web en marche, en lançant leurs boutiques en ligne (www.auchandirect.fr, www.ooshop.com, le « cyber-marché » de la chaîne Carrefour, ou encore www.houra.fr, la boutique en ligne du groupe Cora). Bien sûr, le chiffre d'affaires de leur « cyber-marché » reste secondaire au regard de leur volume d'activités global, mais ces acteurs ont le mérite de prendre position sur le marché et de donner à leurs clients le réflexe « Internet » même pour leurs courses alimentaires.

      Micro Application se place également dans cette optique, puisqu'elle dispose à la fois d'une très forte présence de ses produits en grandes surfaces et magasins spécialisés et d'un site Internet. Le site est ensuite devenu « e-boutique » commercialisant tous les produits de la marque, et notamment ceux non présents dans la distribution. La dernière étape vers la dématérialisation a été la commercialisation de logiciels par téléchargement et non plus uniquement des produits vendus en rayon.

 

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